Vous souhaitez arrêter de fumer mais vous avez déjà rechuté plusieurs fois ? Découvrez pourquoi la cigarette devient une habitude automatique et comment un accompagnement peut vous aider à mieux comprendre votre démarche.
Il existe une phrase que j’entends régulièrement chez les personnes qui souhaitent arrêter de fumer :
« Je veux vraiment arrêter, mais je n’y arrive pas. »
Certaines ont déjà essayé plusieurs fois.
Elles ont tenu quelques jours, quelques semaines, parfois beaucoup plus longtemps.
Puis une cigarette.
Puis une deuxième.
Et progressivement, l’habitude revient.
La première réaction est souvent de penser :
« Je manque de volonté. »
Pourtant, arrêter de fumer n’est pas toujours aussi simple.
La nicotine peut entraîner une dépendance physique, tandis que la cigarette peut également devenir associée à des habitudes, des situations et des émotions. C’est notamment pour cette raison qu’un accompagnement adapté peut être utile.
La cigarette n’est pas toujours qu’une cigarette
Au fil du temps, la cigarette peut devenir associée à de nombreux moments de la journée.
La cigarette avec le café.
Celle après le repas.
Celle dans la voiture.
Celle pendant la pause.
Celle après une contrariété.
Celle lorsque la journée est particulièrement stressante.
Et parfois même celle que l’on fume sans réellement y penser.
Le cerveau apprend alors à associer certaines situations à la cigarette.
Situation → envie → cigarette.
À force de répétition, ce fonctionnement peut devenir très automatique.
« Je ne comprends même pas pourquoi j’ai envie de fumer »
C’est une situation fréquente.
Vous avez décidé d’arrêter.
Vous savez pourquoi vous voulez arrêter.
Vous êtes motivé.
Et pourtant, à un moment précis, une envie apparaît.
Pourquoi ?
Parce que l’envie de fumer peut être liée à plusieurs choses.
Elle peut correspondre au manque de nicotine, mais aussi à une habitude, à une situation particulière ou à ce que la cigarette représente pour vous.
C’est pourquoi il peut être intéressant de se demander :
« Qu’est-ce qui déclenche mon envie de fumer ? »
Pourquoi est-ce que je fume davantage lorsque je suis stressé ?
Certaines personnes remarquent que leur consommation augmente lorsqu’elles traversent une période difficile.
Stress professionnel.
Fatigue.
Problèmes familiaux.
Colère.
Anxiété.
Solitude.
La cigarette peut alors devenir un réflexe.
On peut avoir l’impression qu’elle permet de faire une pause ou de gérer momentanément une tension.
Mais lorsque la cigarette devient systématiquement associée au stress, cela peut rendre l’arrêt plus compliqué.
Il devient alors intéressant de travailler également sur ce qui se passe dans ces moments-là.
La cigarette peut-elle devenir une habitude automatique ?
Oui.
Prenons un exemple très simple.
Vous montez dans votre voiture.
Vous démarrez.
Vous prenez votre paquet.
Vous allumez une cigarette.
Vous n’avez parfois même pas eu le temps de vous demander si vous en aviez réellement envie.
Le comportement est devenu automatique.
La même chose peut arriver avec le café ou après un repas.
C’est pourquoi arrêter de fumer ne consiste pas uniquement à supprimer une cigarette.
Il peut également être nécessaire de modifier les associations et les habitudes qui l’accompagnent.
Pourquoi est-ce que je rechute après avoir réussi à arrêter ?
Une rechute peut être décourageante.
Mais elle peut également apporter des informations importantes.
Par exemple :
« J’ai recommencé pendant une période de stress. »
« J’ai repris lors d’une soirée avec des fumeurs. »
« J’ai pensé pouvoir fumer seulement une cigarette. »
« J’ai recommencé lorsque j’ai eu un problème. »
Plutôt que de conclure :
« Je suis incapable d’arrêter. »
on peut se demander :
« Qu’est-ce que cette rechute m’a appris ? »
Cela permet de mieux identifier les situations à préparer lors d’une nouvelle tentative.
Et si je manque de volonté ?
La volonté a évidemment son importance dans une démarche d’arrêt.
Mais elle n’est pas le seul élément.
La dépendance physique à la nicotine, les habitudes, l’environnement et les situations déclenchantes peuvent également intervenir.
C’est pour cette raison que les substituts nicotiniques sont aujourd’hui recommandés comme traitement de première intention du sevrage tabagique ; l’Assurance Maladie indique qu’ils augmentent les chances de réussite de 50 à 70 %.
Si vous souhaitez arrêter, il peut donc être intéressant de discuter avec un professionnel de santé de la stratégie la plus adaptée à votre situation.
Et l’hypnose dans l’arrêt du tabac ?
C’est une question que l’on me pose régulièrement.
Je préfère vous répondre de manière transparente.
L’hypnose peut être utilisée comme accompagnement complémentaire dans une démarche d’arrêt du tabac, notamment pour travailler autour des habitudes, des automatismes, des situations déclenchantes, des émotions et de la représentation que l’on a de la cigarette.
Mais il serait incorrect de vous promettre que l’hypnose suffit à elle seule pour arrêter de fumer.
Mais à ce jour, les données scientifiques permettent de démontrer une efficacité spécifique de l’hypnose supérieure aux autres approches du sevrage tabagique.
Tabac Info Service recommande également d’utiliser l’hypnose comme méthode lorsque la dépendance physique à la nicotine est importante.
L’objectif de l’accompagnement est donc de travailler sur votre fonctionnement personnel, en complément des approches médicales nécessaires lorsque celles-ci sont indiquées.
Que peut-on travailler en hypnose ?
Chaque personne étant différente, le travail dépend de votre situation.
Nous pouvons notamment nous intéresser à :
Vos habitudes
À quels moments fumez-vous ?
Vos déclencheurs
Qu’est-ce qui provoque l’envie ?
Vos automatismes
Quelles cigarettes sont presque systématiques ?
Vos émotions
Est-ce que vous fumez davantage lorsque vous êtes stressé, anxieux, énervé ou fatigué ?
Votre représentation de la cigarette
Qu’est-ce qu’elle vous apporte ?
Une pause ?
Un moment pour vous ?
Une sensation de contrôle ?
Un rituel ?
Une récompense ?
Vos précédentes tentatives
Qu’est-ce qui avait fonctionné ?
Qu’est-ce qui avait provoqué la reprise ?
« J’ai déjà essayé plusieurs fois »
Alors vous ne repartez pas forcément de zéro.
Vos précédentes tentatives peuvent justement nous apprendre beaucoup de choses.
Vous savez peut-être déjà :
- quand les envies sont les plus fortes ;
- quelles situations sont difficiles ;
- ce qui vous fait rechuter ;
- ce qui vous avait aidé ;
- ce que vous redoutez le plus dans l’arrêt.
La question peut donc devenir :
« Comment utiliser ce que j’ai appris lors de mes précédentes tentatives ? »
Et la peur de prendre du poids ?
C’est également une inquiétude fréquente.
Certaines personnes craignent qu’arrêter de fumer entraîne automatiquement une prise de poids.
Cette peur peut devenir un frein à la démarche.
Il est donc intéressant de ne pas l’ignorer.
Si vous avez tendance à remplacer les cigarettes par du grignotage, il peut être utile d’anticiper cette difficulté et d’en parler avec l’hypnothérapeute qui vous accompagne. il est possible d’intégrer cette problématique dans le travail en hypnose.
Faut-il attendre la rentrée pour arrêter ?
Non.
Vous pouvez commencer dès aujourd’hui.
Mais une nouvelle période peut parfois constituer un repère psychologique pour décider de changer une habitude.
La rentrée est souvent associée à de nouvelles décisions :
reprendre une activité ;
mieux dormir ;
prendre davantage soin de soi ;
modifier certaines habitudes.
Et pour certains fumeurs, elle peut devenir le moment de se dire :
« Cette fois, j’aimerais vraiment essayer autrement. »
Que faire si vous souhaitez arrêter ?
Vous pouvez commencer par vous poser quelques questions simples :
Pourquoi ai-je envie d’arrêter ?
Qu’est-ce que la cigarette représente pour moi ?
À quels moments ai-je le plus envie de fumer ?
Qu’est-ce qui a provoqué mes précédentes rechutes ?
De quel type d’accompagnement ai-je besoin ?
Et surtout :
ne restez pas seul si vous avez besoin d’aide.
Un médecin, un pharmacien ou un autre professionnel de santé peut vous accompagner dans le choix d’une stratégie adaptée et notamment pour les traitements de substitution nicotinique. Vous pouvez également contacter Tabac Info Service au 39 89.
Arrêt du tabac à Heillecourt, près de Nancy
Au cabinet Hypnose54, j’accompagne les personnes qui souhaitent travailler sur leur relation au tabac et modifier les habitudes et automatismes qui peuvent entretenir leur consommation.
L’hypnose est proposée comme un accompagnement.
Nous cherchons d’abord à comprendre votre fonctionnement :
quand vous fumez, pourquoi vous fumez et ce que représente la cigarette pour vous.
L’accompagnement est ensuite adapté à votre situation.
📍 Hypnose54 — Heillecourt, près de Nancy
Si vous souhaitez en parler, vous pouvez me contacter pour faire le point.
Questions fréquentes
Peut-on arrêter de fumer avec l’hypnose ?
L’hypnose peut être utilisée comme accompagnement, son efficacité spécifique dans le sevrage tabagique est déjà pas démontrée.
Est-ce seulement une question de volonté ?
Non. La dépendance physique à la nicotine, les habitudes et les associations avec certaines situations ou émotions peuvent également intervenir.
Pourquoi est-ce que je recommence après quelques semaines ?
Plusieurs facteurs peuvent intervenir : dépendance, habitudes, stress, environnement ou situations déclenchantes.
Puis-je faire de l’hypnose avec des patchs ?
Une démarche associant accompagnement et substituts nicotiniques peut être envisagée. Les substituts doivent être utilisés selon les recommandations d’un professionnel de santé.
Combien de séances faut-il ?
Il n’existe pas de nombre universel de séances. Cela dépend de votre situation, de votre histoire avec le tabac et de vos besoins.
Je propose de travailler sur deux, trois séances pour vous aider et vous accompagner dans cette démarche.


